Il y a près de 20 ans, à l’invitation de Jean-Paul II eut lieu à ASSISE la première rencontre des grandes religions du monde, pour prier pour la paix.
Des nombreuses initiatives du Successeur de Pierre, celle-ci reste l’une des plus marquantes. Chacun se souvient de cette assemblée de dignitaires religieux venus de tous les continents et représentant toutes les confessions.
Depuis cette première, la communauté Sant Egidio, qui est une « association publique de laïcs de l’Eglise » née au lendemain du Concile Vatican II, a créé les rencontres Internationales Hommes et Religions pour poursuivre et cultiver l’esprit de la journée mondiale de prière d’Assise.
Comme votre rapport le fait remarquer, ces rencontres ne se sont jamais tenues en France. En 20 ans, il est pour le moins surprenant que la fille aînée de l’Eglise n’ait pu tenir son rang.
C’est l’honneur de Lyon de recevoir une telle manifestation, sur la forme comme sur le fond.
Sur la forme, il s’agit là d’un événement à caractère réellement international puisque plus de 60 pays seront représentés.
Sur le fond, je voudrais d’abord souligner le réel intérêt de certaines des tables rondes telles que :
- le dialogue inter religieux
- témoins de la foi au 20ème siècle
- cultures d’orient et d’occident en confrontation
- la liberté religieuse et la laïcité de l’Etat
- la liberté des consciences et la laïcité de l’Etat
- l’héritage de Jean-Paul II
- Israël et Palestine
Je gage que ces questions, confrontées à des expériences différentes de la nôtre, seront traitées de façon plus ouverte et plus riche qu’elles ne le sont habituellement sous la chape de plomb du politiquement correct.
Enfin, toujours sur le fond, c’est bien l’honneur de Lyon de s’inscrire ainsi dans sa plus grande et ancienne tradition.
Chacun sait en effet que depuis plus de 18 siècles une institution a porté plus que toute autre le rayonnement mondial de notre ville : l’Eglise catholique. Ce rayonnement, il va de soi, a en outre une qualité particulière, que l’on peut qualifier d’éthique ou de morale. Peu importe le choix des mots.
Indubitablement, ce dossier a un supplément d’âme. Nous voterons ce rapport.