   
> Archives Amaury NARDONE : hommage aux anciens combattants
Monsieur le Maire, mes Chers Collègues.
Vous nous proposez, Monsieur le Maire, de voter un certain nombre de subventions à différentes associations d'anciens combattants, dont votre rapport rappelle qu'elles ont toutes en commun la volonté, je cite, de :
- maintenir et développer l'esprit de défense, les liens de camaraderie, d'amitié et de solidarité entre ceux qui ont participé à la défense de la patrie ;
- transmettre aux jeunes générations le devoir de mémoire, les traditions françaises et l'idéal patriotique, l'amitié existante entre les camarades de combat ;
- soutenir et aider, moralement et matériellement, les compagnons en difficulté et les représenter auprès des pouvoirs publics militaires et civils.
Les montants proposés sont modestes mais seront évidemment les bienvenus pour toutes ces associations. Nous voterons ce rapport, comme vous vous en doutez, en voulant cependant émettre un regret et rendre un hommage. Un regret : parmi les onze dossiers que vous nous présentez, un seul, celui du Souvenir français, prévoit une action de mémoire et de souvenir en direction des jeunes. Dans le cadre de votre intervention sur le 8 décembre, vous avez parlé de la tradition Monsieur le Maire. Alors je ne sais plus qui l'a dit mais je prends cela à mon compte, « la tradition ce n'est pas la conservation de la cendre mais l'entretien de la flamme ».
Il nous apparaît en effet que nos anciens qui ont vécu les heures tragiques de notre Histoire ont beaucoup à apporter aux jeunes générations. Il pourrait donc être envisagé de soutenir plus activement ces associations à mettre en oeuvre des actions en direction des écoles ou des mouvements de jeunesse. Un hommage : puisqu'une subvention est allouée à l'Union Nationale des Anciens Combattants Français Musulmans, notre groupe souhaite rendre un hommage public aux harkis. Ils sont aujourd'hui placés sous les feux de l'actualité. Alors sans revenir sur les lâchetés et les crimes, je me contenterai de citer, si vous le voulez bien, quelques vers du Capitaine de Borelli :
«Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense,
mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé,
n'est pas cet étranger devenu fils de France
non par le sang reçu mais par le sang versé ».
Je vous remercie.
     
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