   
> Conseil Municipal Denis BROLIQUIER : la MJC Perrache
Au sujet de la MJC, trois remarques sur ce dossier. Le montage juridique de l'opération est plutôt intelligent, c'est à mon avis ce qu'il convenait de faire pour édifier un bâtiment qui aura deux propriétaires et deux usages extrêmement différents. Je ne remets absolument pas en cause ce dispositif juridique. En revanche, comme l'a très bien dit mon Collègue Albéric de Lavernée, deux problèmes se posent : d'abord, la localisation de la MJC. On nous dit à nouveau qu'elle sera située à l'entrée de la future place nautique de la darse côté Saône, à proximité immédiate des immeubles, au bout du parc, assez éloignée des voies de circulation et sans réellement de terrains aménagés autour. Je ne pense pas que cela soit une bonne localisation pour un équipement qui a vocation à attirer des jeunes et des moins jeunes pour une fonction de loisir.
Deuxième problème : le montant de l'opération proposé. Le coût prévisionnel annoncé est de 3,9 millions d'euros. La dernière estimation que j'avais vue, il y a 18 mois, était à 2,7 M€. On passe d'un coût de 2,7 millions à une opération de près de 4 millions d'euros. L'augmentation en 18 mois est très sensible !
Le prix de revient de ce bâtiment est à 4 500 euros du mètre carré. Je vous rappelle qu'aujourd'hui on construit, certes dans le privé, autour de 1 600 € du m², mais le problème n'est pas uniquement là. Avec la moitié de ce budget, on pouvait rénover à coûts publics, de façon superbe le bâtiment municipal du cours Bayard. Vous auriez, en faisant ce choix, donné là un signe fort de l'ancrage historique de cet équipement socioculturel, vous auriez permis la rénovation d'un bâtiment très vieillot et sous-utilisé actuellement, vous auriez montré aux Perrachois que vous étiez respectueux de leur MJC et vous auriez fait économiser 2 M€ à la collectivité. Mais on voit, une fois de plus en faisant ce choix, que l'économie n'est pas votre priorité de gestion.
Nous nous abstiendrons sur ce rapport même si, encore une fois, cela ne remet pas en cause notre approbation de cette convention entre la Ville de Lyon et la SEM Lyon Confluence.
     
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