   
> Archives Erick ROUX de BEZIEUX : perplexité sur l'avenir des halles
Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Je dois vous avouer ma perplexité à la lecture de ce dossier. Vous qui, Monsieur le maire, affichiez de grandes ambitions pour les Halles. Vous qui aviez parié sur leur développement autour de nouveaux concepts. Vous nous présentez aujourd'hui un dossier bien fade.
Oh certes, nous nous réjouissons tous que la ville entreprenne des travaux. Mais après tout, il ne s'agit là que de travaux du propriétaire, que les commerçants attendaient depuis des années. Le moins que l'on puisse faire, surtout en terme de sûreté du public et de sécurité alimentaire !
Et après... Que va-t-il se passer ? On pourrait s'interroger sur le devenir des Halles après le départ des activités de demi-gros. On pourrait s'interroger sur la nécessaire évolution d'un concept, il faut bien le dire, vieillissant. On pourrait s'interroger sur les différentes façon d'animer cette institution pour y faire venir une nouvelle clientèle. On pourrait même s'inspirer de ce qui a été réalisé avec succès à Barcelone, à Amsterdam ou de ce qui se fait à Lille actuellement. On pourrait encore tenter de définir des synergies avec le futur musée du goût que vous voulez implanter au confluent ou encore avec les Instituts Bocuse ou Vatel...
Vous le voyez, les thèmes de réflexion sont nombreux. Et des opérateurs privés, comme Nideco Halles, fourmillent d'idées d'animation et de développement.
Au lieu de cette réflexion d'ensemble et d'une grande ambition, vous nous proposez aujourd'hui de faire le minumum. Soit.
Il y a quelques jours, comme à votre habitude, vous vous moquiez de certains élus, Monsieur le Maire. Vous compariez, à propos des Berges du Rhône, votre projet, qualifié de grande ambition pour Lyon, et le leur, qualifié de projet au petit pied. A force de manier l'ironie, elle finit parfois par se retourner contre ses auteurs. Car enfin, où est votre grande ambition pour les Halles de Lyon Monsieur le Maire ? On peut aujourd'hui se le demander. Je n'irais pas plus
     
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