   
> Presse Le Figaro : A Lyon, les amis de Millon restent mobilisés
Municipales L'ancien président de Rhône-Alpes entretient toujours ses réseaux.
Sophie Huet
[10 octobre 2005]
CHARLES MILLON a-t-il renoncé à toute ambition politique sur Lyon ? «Je ne le crois pas, confie son ami Etienne Blanc, député UMP de l'Ain. Lyon, pour lui, c'est une carte essentielle. Il y a ses troupes, et Charles est un animal politique.» Depuis sa nomination au poste d'ambassadeur auprès de la FAO à Rome, le 3 septembre 2003, l'ancien président de la région Rhône-Alpes s'est mis «en retrait» de la scène politique lyonnaise. Mais il reste président du premier groupe d'opposition à droite (19 élus) au conseil municipal. «Charles n'est pas seul. Il nous a demandé d'assumer notre mandat jusqu'au bout, et nous sommes les seuls à nous opposer vraiment à Gérard Collomb, qui est un adversaire difficile à battre», explique Amaury Nardone, président délégué du groupe municipal.
«Nous nous mettons en ordre de bataille pour rassembler les Lyonnais autour d'un projet», ajoute Denis Broliquier, maire du IIe arrondissement de Lyon et président de l'association Unir pour Lyon, lancée en juillet par les millonistes en vue des municipales de 2008. «Après les élections présidentielle et législatives de 2007, on y verra plus clair», estime Christian Barthelemy, qui préside le groupe milloniste à la Communauté urbaine. On prête aussi à l'ancien député de l'Ain l'intention d'être candidat aux élections sénatoriales de 2008, dans son département d'origine.
«Reconstituer une droite plurielle et diverse»
Dominique Perben, le nouveau patron de l'UMP à Lyon et dans le Rhône, s'est toujours efforcé d'apaiser les relations avec les millonistes, en vue de rassembler tout le monde aux élections municipales de 2008 à Lyon face à Gérard Collomb (PS). Certains élus, comme Bénédicte Louis et Marie-Laure Gariazzo, la belle-soeur de Charles Millon, l'ont déjà rejoint. Mais le noyau dur des millonistes fait de la résistance. «L'entreprise de déstabilisation de Perben a échoué», lance Amaury Nardone. «Pour gagner en 2008, il faut reconstituer une droite plurielle et diverse», insiste Denis Broliquier. Les millonistes créent-ils un rapport de forces pour mieux négocier avec Dominique Perben le moment venu ? Ou chauffent-ils la place pour Charles Millon ? L'intéressé entretient le suspense.
     
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