   
> Presse Le Figaro Lyon : Les millonistes sur le terrain
Municipales
Quarante-cinq personnes réparties dans les neuf arrondissements lyonnais, Denis Broliquier et Amaury Nardone ont poursuivi la présentation de leur démarche municipale dont le but est le travail de terrain pour parvenir à « l'addition des forces » pour la reconquête en 2008.
Il est trop tôt pour arrêter quelle stratégie électorale choisira le camp milloniste lors des prochaines élections municipales, ont répété Denis Broliquier et Amaury Nardone. Le maire du 2è arrondissement et le président délégué du groupe Unir pour Lyon veulent « être actifs et en mouvement ». Un appel au travail lancé en direction des autres composantes « pour que le moment venu nous puissions nous retrouver ». Et la décision sera prise après la séquence électorale présidentielle et législative. En septembre dernier, les deux chefs de file du courant milloniste avaient présenté leur tandem pour 2008, ils ont présenté hier des équipes. Quarante-cinq personnes réparties en petits groupes sur chacun des arrondissements. Celles-ci allient quelques uns des conseillers municipaux du groupe UPL et des femmes et des hommes désireux de s'engager ou de poursuivre l'action municipale. Rassemblement, réflexion et action militante de terrain, « la feuille de route est maintenant tracée », a lancé le maire du 2ème arrondissement. Si Denis Broliquier ne fait pas partie de ces quarante-cinq millonistes, tout comme sa collègue Nicole Chevassus, c'est que les élus ont « leur travail de gestion à accomplir », à justifié Amaury Nardone. Celui-di n'a pas manqué de rappeler que son groupe était la première force d'opposition à Gérard Collomb au conseil municipal et gérait « deux arrondissements, le 2è et le 6è et la moitié du 3ème arrondissement » avec les adjoints qui siègent au côté de Patrick Huguet. « Le soufflé n'est pas retombé », s'est-il encore félicité. Pour faire comprendre que le groupe Milloniste n'avait pas de difficulté à recruter pour participer au changement de la donne politique lyonnaise en 2008.
Au cours des mois prochains, le groupe va « distiller » ses premières propositions de programme. Trois rendez-vous sont déjà fixés d'ici à l'été. Le premier concernera les propositions en matière de petite enfance et le second, le logement social. « Nous amènerons ainsi des voix, des militants mais aussi des idées pour l'addition des forces », explique ainsi Denis Broliquier. « Car pour que se fasse l'addition des forces, nous devons nous retrouver, plus que sur des étiquettes partisanes, sur des propositions », abonde Amaury Nardone. Tout en faisant remarquer qu'à deux ans de l'échéance électorale municipale « on entend beaucoup parler de qui sera maire, mais pas de ce qu'il faut faire. Et nous avons la volonté de changer la manière dont la ville est gérée ». La suite logique de la campagne électorale de Charles Millon en 2001, rappellent-ils tous les deux, les propositions qui figuraient dans le programme du candidat malheureux à la mairie de Lyon. L'ambassadeur auprès de la FAO, s'il suit de très près la démarche de ses colistiers, reste pour le moment muet sur la politique intérieure française. Réserve diplomatique oblige. Une réserve à laquelle Charles Millon, invité ce matin de l'émission « autrement dit » sur France 3, ne devrait pas déroger.
La démarche qui vise à faire travailler les troupes sur des thématiques pourrait ressembler à celle développée par l'association Lyon nouvel horizon de Dominique Perben. Une comparaison que dénient Amaury Nardone et Denis Broliquier qui mettent en avant leur légitimité de groupe d'opposition et leur présence sur le terrain depuis 2001 pour affirmer que leur stratégie est inverse. Pour eux les hommes politiques ne sont pas là pour écouter les propositions des habitants, mais pour proposer, impulser et mettre en oeuvre des mesures. Et l'escarcelle milloniste en comporte un certain nombre qui n'ont pu, faute de victoire en 2001, être mises en oeuvre à la Ville de Lyon.
Lors de la venue de Nicolas Sarkozy, une tentative de réunion de l'ensemble des droites lyonnaises sur une même tribune avec Dominique Perben avait échoué dans la dernière ligne droite. Aujourd'hui, Denis Broliquier et Amaury Nardone poursuivent leur démarche en vue des élections municipales en affirmant que « la stratégie de l'autonomie n'est pas la guerre ». « La seule question qui vaille aujourd'hui est de savoir si nous serons capables de monter au deuxième tour une liste capable de battre Gérard Collomb », martèle le maire du 2ème arrondissement. « Si la meilleure tactique est de faire une seule liste (au premier tour) nous verrons », expose-t-il. Défendant toujours le respect de l'identité des sensibilités.
     
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