   
> Presse [Le Progrès] Conseil municipal de Lyon : le budget 2006 a été adopté
Face à un maire satisfait de ne pas avoir à augmenter la pression fiscale, l'opposition milloniste accuse : « Votre plan de mandat ne sera pas réalisé »
Gérard Collomb adore les comparaisons, surtout lorsqu'elles tournent en sa faveur. Ainsi, il le répète à l'envi, sous son mandat la pression fiscale n'a grimpé que de 5 %, la première année : « alors que de 1989 à 1995 elle a connu une hausse de 11,7 % et encore de 7,7 % entre 1995 et 2001 ». Et si on lui parle endettement, le maire est tout aussi prompt à sortir ses statistiques : « nous sommes moins endettés qu'il y a 5 ans ». Bref, Gérard Collomb persiste et signe, son budget 2006 est bon, les efforts d'économie en matière d'achats et de gestion du personnel ont porté leurs fruits : « nous pouvons continuer à construire une ville à la fois forte économiquement, mixte socialement, ou l'environnement est pris en compte et la vie quotidienne plus facile ». Un peu avant lui, Yvon Deschamps, l'adjoint chargé des finances avait sans surprise dressé un constat similaire sur un budget de 679,3 millions d'euros -en hausse- et un endettement en baisse. Mais aussi énuméré la liste des investissements à venir en 2006 pour 160,6 millions d'euros. L'adoption d'un budget étant, décidément, un exercice qui offre peu de surprises les seules voix discordantes sont venues de l'opposition.
En l'occurrence de l'UMP et du groupe « Unir Pour Lyon », les deux seules formations ayant décidé de voter contre.
Côté UMP, c'est Patrick Huguet, le chef de groupe, qui s'y est collé. « La ville n'a que peu de moyens pour agir sur le montant de ses recettes », a constaté le maire du troisième arrondissement. Avant de poursuivre : « l'équilibre repose donc sur la maîtrise des dépenses de fonctionnements, dépenses qui ne sont pas maîtrisées puisqu'elles progressent de 3,48 % en 2006 après une hausse de 3,35 % en 2005. Les dépenses de personnels représentent 59 %.
« Vous ne pouvez assumer votre choix politique »
Cela peut être votre choix politique, mais vous ne pourrez l'assumer plus longtemps, sauf à augmenter encore l'impôt ».
Côté « Unir pour Lyon », c'est le redoutable et souvent pertinent Christian Barthélémy qui s'est chargé de la riposte : « Contrairement aux affirmations, votre plan de mandat ne sera pas intégralement réalisé. C'est désormais une certitude. A l'issue des quatre premières années de mandat l'investissement réalisé s'établit autour de 410 millions d'euros. Il faudra m'expliquer comment vous compter atteindre le niveau prévu de 850 millions d'euros. C'est-à-dire en réalisant 440 millions d'euros sur les deux exercices 2006 et 2007 ».
A l'issue du vote, le budget 2006 a été largement adopté.
Le Progrès 14 décembre 2005 par René Raffin
     
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