   
> Presse Le Progrès: Des héros au grand coeur
Vendredi 28 janvier 2005
«La Médaille Militaire, de 1852 à nos jours» à l'honneur au premier étage de la mairie jusqu'à aujourd'hui
C'est grâce aux efforts et à l'enthousiasme conjugués de la plus jeune élue de Lyon, Florence Mignot, et des représentants de la 490e section des Médaillés militaires de Lyon-Brotteaux présidée par André Bertrand, que cet hommage a pu voir le jour dans les locaux de la mairie du 6e, rue de Sèze, depuis le temps d'une petite semaine.
Hommes et femmes anonymes ou personnalités étaient présents à l'inauguration que Nicole Chevassus, maire du 6e, a ouverte sur un discours : «De la plus modeste à la plus prestigieuse, la médaille militaire est un signe officiel fort de reconnaissance et de gratitude aux plus méritants (...) qui ont combattu pour défendre les idéaux et les valeurs de la République.» Sans oublier de citer André Malraux : «Le tombeau des héros est le coeur des vivants.»
Femmes et enfants gratifiés
Et en l'occurrence, les héros et les vivants étaient bien là, réunis en un seul souffle, celui de la mémoire.
Cette même soirée de diffusion de la Shoah de Lanzmann sur France 3, l'on commémorait ici des existences entières de dévouement, des exploits aussi bien que des services rendus, tous récompensés par la Médaille militaire, «une des plus belles décorations françaises, non hiérarchisée», instituée en 1852 par Louis Napoléon Bonaparte pour honorer des hommes de mérite.
Jean-François Forgues, Sergent de la 72e de lignes, est le premier à recevoir cette distinction le 10 mai 1852.
Plus tard, des femmes, trop peu, et même des enfants en seront aussi gratifiés.
La mémoire,devoir ou réflexe naturel ?
Florence Mignot fut nommée en juin dernier, à sa demande, adjointe aux Anciens Combattants. Optimiste et confiante, elle a choisi de mettre toute la fraîcheur et l'ambition de ses 24 ans au service d'un projet noble : « le devoir de mémoire ». Autrement dit, auréoler ces « hommes et ces femmes de l'ombre » de la lumière qui leur revient, par le biais d'événements, d'échanges intergénérationnels au sein des établissements scolaires.
Des témoignages, de la reconnaissance du passé, Florence Mignot s'en est fait un devoir. Et plus qu'un devoir, perpétrer la mémoire relève d'un réflexe vital et spontané : le « devoir de mémoire » n'est « qu'un néologisme de plus ». « La mémoire, de même que l'Histoire, c'est naturel, ce n'est pas un devoir. » Mais que ce soit par notion de devoir ou par nature, l'homme a besoin de transmettre pour ne pas tomber dans l'oubli.
     
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