   
> Presse Le Progrès: union sacré pour l'asie du sud
Une petite heure, il n'a pas fallu plus longtemps aux élus lyonnais pour venir à bout de leur premier conseil municipal de l'année. Il est vrai que l'ordre du jour était maigrelet, cette réunion ayant surtout été programmée pour entériner, avant le fin du mois, de simples opérations comptables n'impliquant ni encaissement, ni décaissement de fonds.
Cette formalité étant expédiée, le conseil, dans un bel élan d'unanimité, a décidé de voter une subvention de 30 000 euros à l'ONG lyonnaise, Handicap International, laquelle est engagée au Sri Lanka et en Indonésie à la suite du séisme ayant ravagé l'Asie du sud.
D'autres actions
« Ce n'est pas notre seule action dans ce domaine » a rappelé Gérard Collomb à cette occasion. Le maire est même revenu sur la réunion du 13 janvier dernier, au Grand Lyon, qui a vu travailler ensemble les responsables de certains services techniques compétents (voirie, assainissement), les principales ONG lyonnaises ainsi que les Hospices civils, les chambres de commerce et de métiers, le Medef et la CGPME. Le tout dans le but de coordonner les actions d'urgence ou de reconstruction de l'agglomération en Asie du sud.
Par ailleurs, la ville s'est également rapprochée des grandes villes d'Europe et de la municipalité de Yokohama (Japon) afin de mener d'autres opérations de solidarité avec les régions sinistrées.
Tradition humanitaire
Soit autant de propos qui allaient d'ailleurs dans le même sens que ceux prononcés par Charles Millon au nom de son groupe. L'ancien président du Conseil régional a, en effet, proposé que la ville se rapproche des grands organismes internationaux afin de mener « des actions d'envergure dans le long terme en matière de solidarité et d'aide au développement ».
Médiocrités
« Je souhaite qu'en raison de sa tradition humanitaire, Lyon puisse jouer un rôle majeur en animant un réseau de collectivités locales décidées à intervenir sur les pays touchés par la catastrophe ou par la misère » a-t-il ajouté.
Ses amis politiques disaient, hier, de Charles Millon que son poste d'ambassadeur à Rome - auprès de la FAO - lui a permis de prendre de la hauteur et de : « relancer sa belle machine intellectuelle, loin des médiocrités de la vie politique lyonnaise » (sic). Voila sans doute pourquoi l'ancien président du Conseil régional a choisi cette grande cause pour marquer son retour à l'Hôtel de Ville, après plusieurs mois d'absence.
     
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